MaYa BarsonY a changĂ© , et nous parle d’amour …
On se souvient que Maya a grandi dans le sĂ©rail. Fille de peintre, entourĂ©e de musiciens, la demi-soeur d’Arthur H a pratiqué les arts du cirque, elle a forgĂ© sa voix et son Ă©nergie au rythme des groupes de rock , de reggae et des Sound Systems.
Elle a brûlé beaucoup d’étapes. On l’a vue en enfant sauvage , nue en femme d’extérieur prenant son envol vers la liberté, chantant dans dans le film La Môme , ou encore en collaboration avec Mathieu Chedid et Brigitte Fontaine .
Aujourd’hui, sur la pochette de Monter Ă‚moureuse, elle apparaĂ®t coeur plâtrĂ©, en pleine reconstruction et regardant intensĂ©ment vers l’avenir.
« Avant, j’étais en verre pilĂ©, planquĂ©e derrière une Ă©paisse carapace. Mais lorsque la carapace s’est brisĂ©e, le verre pilĂ© s’est Ă©croulĂ©, il a fallu tout reconstruire…»
Fascinée par le sentiment amoureux, Maya avoue avoir eu son premier coup de foudre dès sa première année de maternelle !
« L’amour est tellement Ă la fois puissant et irrationnel que j’avais mĂŞme peur de le chanter. Je me suis rattrapĂ©e avec ce disque. J’y raconte tous les Ă©tats Ă©motionnels dans lesquels l’amour peut mettre les humains « .
PortĂ© par une idĂ©e forte qui est celle de « Monter Ă‚moureuse : MaYa ne veut plus tomber , alors elle choisit et conseille de « Monter amoureuse », tout doucement. Une nouvelle approche de l’amour ,nettement plus chargĂ©e d’espĂ©rance que le fatidique « Tomber amoureuse »Â qui contient d’emblĂ©e l’idĂ©e de la chute.
L’album commence avec La Femme canon, comme une prĂ©sentation d’elle-mĂŞme.
Puis commence l’histoire. Chanson après chanson, Maya nous raconte son expĂ©rience et nous dĂ©voile le cycle de l’amour
la déception
l’acceptation
la reconstruction
l’Amour …
Toute ressemblance avec des sentiments existants ou ayant existé n’est ni fortuite, ni involontaire. Chaque personne, fille ou garçon, se reconnaîtra dans cet album.
Il y a l’amoureuse qui pardonne, Je ne t’en veux pas , en duo avec Camille Bazbaz.
Il y a Talons aiguilles, l’amoureuse qui enfile ses escarpins pour tracer dans la ville la nuit, à la recherche du Prince Charmant.
Il y a L’ovni Love, extra terrestre parce que ultra sensible. En ovni trop « lovely » Maya dévoile un romantisme non dévoilé jusqu’à aujourd’hui.
Enfin il y a l’amoureuse apaisĂ©e qui rencontre La belle histoire dans Amour-Ă©ther et dans Dans tes bras, l’histoire qui donne de la force, l’amour salvateur oĂą la paix s’installe et oĂą Maya peut enfin dire « Je suis bien ».
Maya Barsony a ainsi écrit , composé et réalisé son album, Elle y joue aussi toutes les percussions .
La production élégante et fluide ne court après aucune mode.
L’exercice de style est rĂ©ussit , car si le fond est profond, la forme en reste lĂ©gère .
« il est important pour moi de proposer un certain type de son tout en restant accessible. L’Ă©coute doit ĂŞtre fluide et originale Ă la fois . Je ne suis aucun courant et aucune mode . Je crĂ©e ma musique afin qu’elle colle Ă mes chansons, sans arrogance . Il y a un Ă©norme travail de prĂ©-production, lorsque j’arrive en studio, je suis prĂŞte. »
Maya s’est adjointe, pour cinq chansons Ă quatre mains, la complicitĂ© de Manu Larrouy qui avait dĂ©jĂ collaborĂ© sur son album prĂ©cĂ©dent, Femme d’extĂ©rieur. Pour les batteries, elle a fait appel Ă Zacchary Alford, le batteur de David Bowie .Le disque a Ă©tĂ© enregistrĂ© et mixĂ© par Jeff Delort.
Le son est chaud, les tempos plus lents et les batteries en avant font chalouper l’ensemble.
La gouailleuse, beuglante, piaffante d’impatience et d’énergie a transformé le temps qui passe à son avantage. La force tranquille lui va bien .
Maya Barsony a changé, et elle se sent bien.

